La colocation à Bruxelles peut générer 30 à 40 % de revenus locatifs supplémentaires par rapport à une location classique du même bien. Cadre légal en vigueur depuis 2018, pacte de colocation, et ce qu'il faut savoir avant de se lancer.
Un même bien de 3 chambres loué à une seule famille ou loué en colocation à trois personnes ne génère pas le même revenu. La colocation, souvent sous-estimée par les investisseurs débutants, peut significativement augmenter le rendement locatif — à condition de respecter un cadre légal spécifique à Bruxelles.
Chaque chambre est louée séparément à un prix proche de celui d'un studio, alors que le coût global du bien (crédit, charges fixes, PEB) reste identique à celui d'une location classique en bail unique. Un appartement de trois chambres loué en colocation peut ainsi générer 30 à 40 % de revenus supplémentaires par rapport à une location classique du même bien, selon les professionnels du secteur.
Depuis le 1er janvier 2018, le Code bruxellois du Logement encadre spécifiquement la colocation. Deux éléments structurent ce régime :
Sauf mention contraire dans le bail, les colocataires sont solidairement responsables vis-à-vis du bailleur pour l'ensemble des obligations du bail. Concrètement, en cas d'impayé, le propriétaire peut réclamer la totalité du loyer à n'importe lequel des colocataires, et une mise en demeure adressée à l'un d'eux vaut à l'égard de tous. C'est l'un des mécanismes qui rend la colocation moins risquée qu'on ne le pense souvent pour le bailleur.
Avant la signature, le bailleur doit fournir aux futurs colocataires : la description du logement, le montant du loyer, une estimation des charges communes et privatives, la présence ou non de compteurs individuels, le certificat PEB et l'existence ou non d'un syndic si le bien est en copropriété.
⚖️ Information à valeur indicative. Pour toute décision juridique ou fiscale, consultez un notaire, un avocat ou un professionnel agréé.