Depuis l'exercice d'imposition 2026, les intérêts des crédits sur un bien locatif ne sont plus déductibles fiscalement en Belgique. Réforme fédérale, portée, et impact réel sur le rendement net d'un investisseur.
C'est l'un des changements fiscaux les plus structurants pour les investisseurs immobiliers belges de ces dernières années : la déduction des intérêts d'emprunt sur les biens non occupés à titre principal a été supprimée, sans période de transition.
À partir de l'exercice d'imposition 2026 (revenus 2025), les intérêts des prêts hypothécaires, prêts rénovation et prêts énergie portant sur un bien qui n'est pas la résidence principale de l'emprunteur ne peuvent plus être déduits des revenus imposables. La mesure s'applique aussi bien aux nouveaux crédits qu'aux crédits déjà en cours — il n'existe pas de clause de maintien des droits acquis pour les emprunts antérieurs.
Le revenu immobilier imposable d'un bien locatif reste calculé sur une base forfaitaire (le revenu cadastral indexé et majoré, indépendamment du loyer réellement perçu). Jusqu'à l'exercice 2025, un investisseur pouvait réduire cette base imposable en déduisant les intérêts de son crédit. Cette possibilité disparaît : l'imposition est désormais due sur la base forfaitaire, sans effet compensateur lié au financement.
Concrètement, pour un investisseur fortement endetté (plusieurs crédits en cours, quotité empruntée élevée), la charge fiscale nette augmente alors même que le loyer perçu et le taux d'intérêt n'ont pas changé. L'effet est plus marqué pour les portefeuilles récents, encore largement financés à crédit, que pour des biens anciens déjà remboursés.
⚖️ Information à valeur indicative. Pour toute décision juridique ou fiscale, consultez un notaire, un avocat ou un professionnel agréé.